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Étude de cas Prisme, partie 2 sur 3

Dépenses publiques

Une rubrique de Prisme qui relie chaque dispositif public à ce qu’il coûte, aux résultats observés chez les personnes qu’il touche et aux évaluations qui mesurent son effet, avec un niveau de preuve calculé par une règle publique.

Budget
578,0 Md€ dépensés par l’État en 2025 sur son budget général, en 33 missions et 135 programmes, chacun avec ses crédits votés et exécutés et ses indicateurs de performance
Dispositifs
29 dispositifs publics, de la prime d’activité au crédit d’impôt recherche, chacun avec son coût, ses bénéficiaires et sa carte des preuves
Évaluations
106 études citées, chacune avec sa méthode, son rang et l’indépendance de ses auteurs
Documents
206 documents gardés avec leur empreinte, pour savoir quelle version a été lue
Code
10 700 lignes de Python, 25 modèles dbt, 247 tests Python et 16 décisions consignées, dans un dépôt à part

Compté sur le site en ligne et dans le registre le 25 octobre 2026.

La question

Que coûte un dispositif public, et que produit-il ?

Les réponses existent, mais elles sont éparpillées. Les crédits votés sont dans la loi de finances, les crédits exécutés dans les rapports annuels de performances, l’effet dans des articles de recherche et des rapports de la Cour des comptes. On les met rarement côte à côte, et on dit rarement ce que vaut chaque preuve. Un coût par bénéficiaire ne mesure pas l’efficacité, et la part des bénéficiaires en emploi six mois après ne dit pas ce qu’ils seraient devenus sans le dispositif.

La rubrique est née le 22 octobre comme un projet à part, avec son nom et son site. Le lendemain, elle a rejoint Prisme : deux sites, c’était deux fois les mentions légales, la veille, le référencement et l’habillage, pour une seule personne.

L’accueil de la rubrique Dépenses publiques : le titre « Le coût des dispositifs publics et les preuves de leur effet » et trois tuiles pour le budget, les programmes et les dispositifs
Pour le lecteur, c’est Prisme : même en-tête, même pied de page, mêmes pages de confiance. La rubrique ajoute son propre sous-menu.

Une question par dispositif

Chaque fiche pose une question dans son titre : combien a-t-il coûté, et que sait-on de son effet ? Son premier paragraphe répond avec les chiffres connus, et dit à quelle version du dispositif chacun se rapporte.

La fiche de la Garantie jeunes : sa question, un résumé où chaque chiffre est un lien, et une fiche d’identité qui donne son statut, ses financeurs et son nombre d’évaluations
Chaque chiffre en bleu mène à sa source. Un dispositif supprimé garde sa fiche, avec son statut.
Les sept maillons de la Garantie jeunes, des moyens engagés aux impacts attribuables, avec la valeur de chacun
Sept maillons, de l’argent engagé à l’impact attribuable au dispositif. Deux ne sont pas documentés, et la fiche le dit.
La page du budget de l’État : 578,0 Md€ dépensés en 2025 pour 582,4 Md€ votés, et un graphique des dépenses par mission
Le budget de l’État, mission par mission. L’exécuté d’abord, et l’écart avec le voté, montré sans être qualifié.

Quatre stades, jamais additionnés

Un montant est prévu au projet de loi de finances, voté par le Parlement, ouvert en cours d’année ou exécuté. Deux stades ne s’additionnent jamais, pas plus que les autorisations d’engagement et les crédits de paiement.

Quatre natures d’information

Un fait publié, un calcul de Prisme avec sa formule, l’estimation d’un tiers, ou une interprétation, toujours attribuée. Chaque valeur d’une fiche porte sa nature.

Un résultat n’est pas un effet

Seule une évaluation qui construit un groupe de comparaison crédible mesure un effet ; un modèle peut l’estimer, sous ses hypothèses. Un indicateur de performance ne mesure pas non plus un effet, et l’atteinte d’une cible ne dit rien de l’efficacité.

Rien n’est classé

Aucun dispositif n’est noté ni classé : des effets mesurés sur des critères et des populations différents ne se comparent pas. Un coût par effet n’est jamais recalculé ; la fiche reprend celui que publie une évaluation.

Un niveau de preuve calculé

Deux informations séparées, jamais fusionnées en une note : le sens de l’effet, et la solidité de la preuve. Une règle du code calcule le niveau pour chaque critère, jamais pour un dispositif entier.

L’échelle de preuve, version du 23 octobre 2026. Les rangs A à D décrivent la méthode d’une étude.
NiveauLibelléRègle
0Pas d’évaluation de l’effet recenséeAucune évaluation ne mesure ce critère.
1Résultats observés, effet inconnuSeulement des études descriptives (rang D) : suivi des bénéficiaires, avant et après sans comparaison.
2IndicesUne étude avec une comparaison sommaire (rang C), une simulation, ou une étude forte (rang A ou B) qui n’est ni indépendante ni accompagnée de ses données et de son code.
3Effet probableAu moins une étude forte (rang A ou B) indépendante, ou dont les données et le code sont publiés.
4Effet établiAu moins deux études fortes valables, d’institutions différentes, concordantes sur le sens, dont une sur la version actuelle du dispositif.
La carte des preuves de la Garantie jeunes : quatre critères en lignes, trois études en colonnes, l’effet mesuré dans chaque case, et le niveau de preuve dans la dernière colonne
La carte des preuves. Une case vide signale que l’étude ne mesure pas ce critère.

Ce qui abaisse un niveau

  • Des études fortes qui se contredisent sur le sens de l’effet.
  • Une étude qui porte sur une autre version du dispositif, une autre population ou une autre période.
  • Un effet mesuré sur moins de 24 mois quand l’objectif officiel est de long terme.
  • Une estimation imprécise, dont l’intervalle est compatible avec l’absence d’effet.
Deux niveaux quand les études portent sur une version passée

Un dispositif change de montant ou de public. Une étude solide sur une version passée ne dit pas ce que produit la version actuelle : le critère perd un cran, et la fiche publie à côté le niveau pour les versions que couvrent les études. La règle tranche aussi huit points que la méthode laissait ouverts ; ils restent des propositions tant que des chercheurs ne les ont pas relus.

Comment une valeur entre dans une fiche

Rien n’est rédigé au moment de construire. Une fiche assemble des valeurs relevées dans des documents, des données publiées et des calculs déclarés. Les montants du budget et les indicateurs de performance viennent de jeux de données publiés, et leurs totaux par programme sont recoupés avec un second jeu.

  1. ArchiverLe document cité est téléchargé et gardé avec son empreinte. Il est cité, jamais republié, et traité comme une donnée non sûre : rien n’est jamais exécuté d’un PDF.
  2. Relever deux foisChaque valeur est relevée deux fois, indépendamment, avec le même questionnaire. Aucun relevé ne voit l’autre, et chacun part de sa propre extraction du texte.
  3. AncrerLa phrase citée doit figurer à la page citée du document, et le nombre dans la phrase. Le contrôle est automatique.
  4. ComparerQuand les deux relevés divergent, la valeur n’est pas publiée tant qu’une personne n’a pas tranché, document en main. La fiche dit qu’un arbitrage est en attente, pour qu’une valeur absente ne passe pas pour une valeur inexistante.
  5. VérifierEnsuite, une personne vérifie chaque valeur à la page citée. Ce n’est pas encore fait, et la page Méthode de la rubrique le dit, une fois.
Le tableau « Valeurs et sources » d’une fiche : chaque valeur avec son identifiant, sa nature, son document et sa page, la phrase exacte et l’état de ses deux relevés
Chaque valeur avec son document, sa page et la phrase exacte. Tout le registre se télécharge en CSV et en JSON, avec son schéma.

Un site, deux dépôts

Pour le lecteur, un seul site. Derrière, deux constructions qui ne peuvent pas se casser l’une l’autre.

La rubrique garde son dépôt, son entrepôt, son registre des preuves, sa CI et son déploiement. Elle construit tout son site sous /depenses-publiques/, et la configuration Vercel de Prisme réécrit cette adresse vers elle. L’en-tête, méga menu compris, et le pied de page sont ceux que Prisme publie à chaque build : la rubrique les reprend au début du sien, se rabat au besoin sur une copie versionnée et le dit, et une copie de plus de 30 jours arrête un build strict. Une fois construite, chaque page est contrôlée : liens, adresse canonique, poids, en-tête et pied de Prisme, et l’adresse de signalement propre à la page.

Ce qui reste

La chaîne est en place. La part humaine vient ensuite.

Trancher chaque écart entre les deux relevés, vérifier chaque valeur à sa page, faire relire les textes de chaque fiche, et soumettre la règle de preuve à des chercheurs. Chaque fiche sera aussi soumise à l’administration et à l’opérateur concernés, pour une vérification factuelle, sans droit de veto ; leurs réponses seront résumées sur la fiche.

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